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Transcription de la bande du CCTR

Les maisons derrière moi ont été construites à la norme R‑2000 par un entrepreneur d'Ottawa. Celle de droite est notre maison-témoin et celle de gauche, notre maison d'essais. En premier, elles fonctionnent en parallèle afin de relever les petites divergences entre elles et, ensuite nous introduisons dans la maison d'essais une nouvelle technologie en vue de déterminer son effet global sur la maison.

Plusieurs caractéristiques de ces maisons R‑2000 contribuent à leur rendre éconergétiques. Entre autres, elles sont dotées d'un certain nombre de fenêtres du coté sud. Ces fenêtres apportent beaucoup de chaleur en hiver et contribuent à chauffer la maison. La très grande étanchéité à l'air de ces maisons réduit considérablement les pertes de chaleur. Il faut cependant assurer une ventilation mécanique afin de garantir l'apport d'air frais dans la maison. L'absence de cheminée est l'une des caractéristiques des maisons R‑2000. La perte de chaleur par les cheminées conventionnelles est donc éliminée. Nous avons ici les conduits d'évacuation de l'appareil de chauffage et du chauffe-eau, et même celle du foyer à gaz, se fait par le mur de la maison.

En face de nos maisons jumelles se trouvent l'InfoCentre et l'unité de démonstration Bâti‑Flex. L'InfoCentre combine une salle d'exposition et des bureaux. La dernière unité, à côté de l'InfoCentre, est le Bâti‑Flex, une conception de maison primée. que l'on peut adapter et convertir, , à mesure que le mode de vie des occupants évolue.

Je m'appelle Marianne Armstrong et je suis agente de recherche pour le Conseil national de recherches du Canada. Nous nous trouvons à l'intérieur de la maison d'essais.

Voici un thermocouple qui permet de mesurer la température… et en voici un autre. Au total, il y a plus de 300 thermocouples et capteurs différents dans chaque maison et ils prennent des relevés, parfois toutes les cinq minutes.

Notre maison est occupée par une famille qui n'est pas une famille typique puisqu'elle ne se compose pas d'humains mais bien d'ampoules électriques. Nous l'appelons la famille Watts. Elle comprend deux adultes de 60 Watts et deux enfants de 40 Watts. Ces ampoules dégagent autant de chaleur que le ferait une famille qui serait assise dans une pièce. Durant la journée, les membres de la famille se déplacent d'une pièce à l'autre. Le soir, ils se retirent dans leur chambre pour dormir.

Nous simulons non seulement les gains de chaleur humaine, mais également les activités des occupants. Ce inclus, l'utilisation des appareils ménagers de la maison, par exemple le lave vaisselle et la cuisinière, et même des petits appareils comme le grille pain. Nous utilisons des lampes pour générer la chaleur de ces appareils. C'est plus facile d'allumer ou d'éteindre une lampe que de faire des rôties. Nous simulons aussi la quantité d'eau qu'utiliseraient les membres de la famille, pour le bain, la douche et l'évier.

Dans chaque maison, nous faisons un suivi de la consommation d'électricité, de gaz et d'eau de tous les appareils ménagers et des systèmes d'éclairage. Il y a même un compteur pour notre famille Watts.

En face des maisons jumelles, l'InfoCentre renferme une salle de démonstration de plusieurs technologies résidentielles. Les visiteurs peuvent y voir des maquettes de la construction des maisons jumelles. Réalisées par l'entrepreneur au moment de la construction, ces maquettes permettent de voir les détails de la charpente en bois des constructions résidentielles R‑2000. En étudiant ces maquettes, les visiteurs canadiens ou étrangers peuvent se familiariser avec le système canadien de construction à ossature de bois.

Il y a également dans la salle de démonstration un certain nombre de technologies évaluées dans nos maisons jumelles. Ce inclus le chauffage combiné des locaux et de l'eau, la récupération de la chaleur des eaux grises et la micro-cogénération. Ce ne sont que quelques-unes des 40 technologies étudiées au centre depuis sa création. Nous ne nous contentons pas d'étudier une technologie, nous l'intégrons également à la maison. Nous pouvons donc évaluer le rendement énergétique global de la maison et nous assurer que la technologie ne nuit pas au confort des occupants.

Je m'appelle Mike Swinton et je suis gestionnaire de recherche au Centre canadien des technologies résidentielles. Le centre constitue une étape intermédiaire entre le laboratoire et une maison habitée – donc nous effectuons une évaluation référentielle du rendement de divers technologies, dans l'environnement contrôlé des maisons jumelles, et dans des conditions climatiques réelles. Le Centre canadien des technologies résidentielles est exploité conjointement par le Conseil national de recherches Canada, la Société canadienne d'hypothèques et de logement et Ressources naturelles Canada.

En fournissant de l'information faisant autorité sur le rendement des technologies novatrices, nous espérons contribuer à notre manière à la construction au Canada de maisons plus écologiques et plus durables.

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